latest UFC game

Saturday, October 29, 2022

[New post] Afrique : la confiance dans les élections s’achète-t-elle ?

Site logo image Prudence posted: " Parti pris · En moyenne, le continent africain dépense davantage que partout ailleurs dans le monde pour organiser ses élections. La principale cause réside dans le manque de confiance dans le processus, qui entraîne le recours à des systèmes dispendieux" Togoweb

Afrique : la confiance dans les élections s'achète-t-elle ?

Prudence

Oct 29

Parti pris · En moyenne, le continent africain dépense davantage que partout ailleurs dans le monde pour organiser ses élections. La principale cause réside dans le manque de confiance dans le processus, qui entraîne le recours à des systèmes dispendieux afin d'éviter la fraude. Sans y parvenir pour autant.

Lire aussi : Pédophilie : un Togolais prend cher dans une affaire rocambolesque

Les élections africaines sont, en moyenne, remarquablement coûteuses à organiser. Entre 2000 et 2018, on estime que l'Afrique subsaharienne a dépensé environ 125 milliards de dollars (environ 126,7 milliards d'euros) pour organiser des élections. Sept scrutins récents – au Nigeria (2019), au Kenya (2017 et 2022), en RD Congo (2019), au Malawi (2019), en Zambie (2021) et en Angola (2022) – ont coûté la bagatelle de 4 milliards de dollars au total.

La logistique et l'administration de l'organisation d'élections auxquelles participent des millions de personnes sont, bien entendu, dispendieuses. Mais les coûts en Afrique dépassent ceux de presque toutes les autres régions du monde. Les pays du continent dépensent en moyenne 4,50 dollars par habitant pour les élections (environ 4,56 euros), contre 4 dollars en Amérique du Nord, en Europe et en Australasie1. La moyenne mondiale est de 2,10 dollars par personne. L'Inde, dont le produit intérieur brut (PIB) par habitant est similaire à celui de nombreux pays africains, ne dépense en moyenne que 1 dollar par personne.

Les dépenses élevées de l'Afrique en matière d'élections sont alarmantes. Non seulement le continent a d'innombrables d'autres priorités de dépenses et d'énormes lacunes dans le financement de ses besoins urgents, mais la qualité des élections est souvent médiocre. Le fait qu'un continent endetté continue à dépenser des sommes énormes pour les élections – alors que des signes de déclin démocratique apparaissent – devrait être une source d'inquiétude pour les citoyens ainsi que pour les partenaires du développement appelés à soutenir ces processus.

DES PROCESSUS SIMPLES RENDUS COMPLEXES

Le coût de l'organisation d'élections dans certains pays africains a été poussé à la hausse par des problèmes tels que le versement tardif des fonds aux organes de gestion électorale ainsi que par des pratiques opaques en matière d'appels d'offres et de passations de marchés. Toutefois, ces dépenses souvent élevées sont en grande partie dues au faible niveau de confiance dans le processus électoral. Cela a obligé les commissions électorales à rendre plus complexes des systèmes et des procédures administratifs par ailleurs simples, afin de minimiser les risques d'irrégularités.

Lire aussi : Exilés politiques : un symbole du refus de la décrispation

Pour gérer la méfiance à l'égard du processus, certaines font appel à des entreprises étrangères pour imprimer des bulletins de vote dotés de dispositifs de sécurité coûteux - comparables à ceux utilisés sur les billets de banque - et font venir des représentants des partis et de la société civile pour observer leur impression. Dans d'autres cas, les responsables achètent des machines à voter électroniques coûteuses dans le but de minimiser les possibilités de fraude.

Malheureusement, ces mesures et d'autres ne semblent guère contribuer à assurer des scrutins pacifiques et crédibles ou à garantir la confiance. Les élections de 2022 au Kenya, par exemple, qui viennent de se terminer, ont coûté 370 millions de dollars à l'État, mais ont tout de même été contestées devant la Cour suprême par un candidat malheureux. Les précédentes élections du pays, en 2017 - les deuxièmes plus chères au monde par habitant avec un total dépensé de 1 demi milliard de dollars -, avaient vu les résultats présidentiels annulés en raison de graves irrégularités et avaient dû être réorganisées pour un montant supplémentaire de 117 millions de dollars.

Les élections de 2019 au Malawi ont été annulées de la même manière et ont dû être reprises, ce qui a coûté au pays plus de 100 millions de dollars au total. Pendant ce temps, les votes très attendus de la République démocratique du Congo en 2018 ont été largement dénoncés comme frauduleux, malgré le déploiement à l'échelle nationale de machines à voter électroniques coûteuses et un budget électoral estimé à 1,8 milliard de dollars.

LE CACHE-MISÈRE DE L'INNOVATION TECHNIQUE

Comme le montrent ces exemples, plus de dépenses et des équipements plus sophistiqués ne signifient pas nécessairement de meilleures élections. En fait, c'est souvent le contraire qui est vrai. Le Botswana, considéré comme l'une des démocraties les plus exemplaires du continent, n'utilise pas de système de vote coûteux ni même de boîtes transparentes spécialement conçues pour contenir les bulletins, mais des systèmes locaux plus économiques. Et la Gambie a pu chasser un autocrate de longue date en 2016 en utilisant une pratique vieille de plusieurs décennies consistant à laisser tomber des billes dans des récipients représentant différents candidats. Ce système de vote est simple et familier, difficile à manipuler et bon marché.

Lire aussi : People : une star béninoise citée dans une affaire de sextape

Ces exemples montrent que la confiance est primordiale et qu'elle ne s'achète pas. Si les électeurs et les candidats ne croient pas aux institutions, aux processus et aux structures qui sous-tendent une élection, leur montrer une nouvelle innovation technologique ou une intervention coûteuse qui mettra prétendument l'élection à l'abri de la fraude n'y changera pas grand-chose. Les organismes de gestion électorale sont, bien sûr, quelque peu limités dans l'établissement de la confiance dans des contextes politiques répressifs ou non démocratiques. Mais ils peuvent faire beaucoup, de la base au sommet, pour renforcer la confiance dans les processus électoraux.

Plutôt que de miser sur des solutions rapides et coûteuses, les commissions peuvent privilégier des systèmes pragmatiques, participatifs et centrés sur les intérêts des électeurs plutôt que sur ceux des politiciens. Elles peuvent renforcer activement la confiance de l'électorat en garantissant l'engagement des citoyens à tous les niveaux du processus et en s'engageant efficacement à respecter les plus hauts degrés de transparence et de communication. Et elles peuvent se tourner vers des approches axées sur la communauté qui intègrent des mécanismes de responsabilité significatifs et accessibles aux électeurs ordinaires.

D'autres décisions peuvent permettre aux organismes électoraux d'économiser de l'argent. Par exemple, en 2020, la commission électorale du Ghana a économisé plus de 90 millions de dollars grâce à un appel d'offres ouvert et concurrentiel. Mais au cœur des élections coûteuses – et souvent inefficaces – de l'Afrique se trouve un manque de confiance. Ce problème ne peut être résolu par l'argent. Il ne peut être résolu que par une combinaison entre volonté politique et engagement délibéré, ainsi que par des réformes inclusives, transparentes et menées par les citoyens.

Avec afriqueXXI

Comment

Unsubscribe to no longer receive posts from Togoweb.
Change your email settings at manage subscriptions.

Trouble clicking? Copy and paste this URL into your browser:
https://togoweb.net/afrique-la-confiance-dans-les-elections-sachete-t-elle/afrique/

Powered by Jetpack
Download on the App Store Get it on Google Play
at October 29, 2022
Email ThisBlogThis!Share to XShare to FacebookShare to Pinterest

No comments:

Post a Comment

Newer Post Older Post Home
Subscribe to: Post Comments (Atom)

AI Misses Theft, Kayakers Rescued, and American Idol Auditions

A Tennessee hospital's AI drug-monitoring software failed to catch a nurse who stole fentanyl for months, a new investigation reveals....

  • [New post] Becca Pires – a influencer no OnlyFans
    Redação posted: " Becca Pires é uma influencer de SP que nasceu em 27 de abril de 1998. Ela começou no Vine aos 14 anos acu...
  • [New post] Grappling Report: Gordon Ryan returning for 99kg+ weight class and ADCC superfight
    PunchDrunkGamer posted: "A rundown of the biggest headlines and news from the world of competitive grappling. Gordon Ryan...
  • [New post] 분열, 파트 1: 백신 의무는 지역 사회에서 선을 그었습니다.
    Trevor Wilhelm posted: " 긴급 경보, 가짜 문신, 공개 시위 및 Windsor에서 발생한 주 전체 소송 — 백신 명령에 맞서 싸우는 지역군이 동원되었습니다. 기사 작성자: [[1200,250...

Search This Blog

  • Home

About Me

latest UFC game
View my complete profile

Report Abuse

Blog Archive

  • June 2026 (12)
  • May 2026 (209)
  • April 2026 (246)
  • March 2026 (325)
  • February 2026 (293)
  • January 2026 (338)
  • December 2025 (314)
  • November 2025 (308)
  • October 2025 (337)
  • September 2025 (153)
  • August 2025 (75)
  • July 2025 (68)
  • June 2025 (40)
  • March 2025 (24)
  • February 2025 (24)
  • October 2024 (3)
  • September 2024 (1164)
  • August 2024 (1220)
  • July 2024 (1313)
  • June 2024 (1247)
  • May 2024 (1270)
  • April 2024 (1239)
  • March 2024 (1352)
  • February 2024 (1927)
  • January 2024 (1977)
  • December 2023 (1961)
  • November 2023 (2004)
  • October 2023 (2205)
  • September 2023 (1528)
  • August 2023 (1317)
  • July 2023 (797)
  • June 2023 (623)
  • May 2023 (699)
  • April 2023 (1133)
  • March 2023 (1270)
  • February 2023 (1241)
  • January 2023 (1256)
  • December 2022 (1563)
  • November 2022 (1544)
  • October 2022 (948)
  • September 2022 (798)
  • August 2022 (775)
  • July 2022 (819)
  • June 2022 (810)
  • May 2022 (804)
  • April 2022 (878)
  • March 2022 (885)
  • February 2022 (585)
  • January 2022 (829)
  • December 2021 (1412)
  • November 2021 (3198)
  • October 2021 (3214)
  • September 2021 (3131)
  • August 2021 (3218)
  • July 2021 (2165)
Powered by Blogger.